Débriefing du mercredi 29 octobre

reprise de entraînements après le stage à Koné durant les vacances. Conduite dans le petit temps au programme.

Reprise de entraînements après le stage à Koné durant les vacances. Conduite dans le petit temps au programme. Sur cette image, Émilie prend ici la tête du groupe devant l’inévitable Clément grâce à une bonne vitesse et des repères pris fréquemment sur la voile.

Vent inférieur à 10 nœuds, petit clapot résiduel en sortie de la baie de Sainte Marie: la météo nous dicte le programme. Ce sera de la conduite, des speed test, des repères de réglages, des positions centrées dans le bateau, de la stratégie… .

Et pour motiver la confrontation, un raid autour de Ouere avec des allures « bâtardes » comme du débridé que nous ne trouvons pas sur un parcours ordinaire. Analyses vidéo… et commentaires.Aurel a peiné ce mercredi pour se préparer (dernier sur l’eau mais premier arrivé au club), au point de partir sans aucun réglage correct. Nous avons du y remédier sur l’eau  ! Cela étant, cette vidéo nous montre la conduite « typée » d’Aurel: le barreur est sur des sensations d’appui voile (pression du vent dans la voile) et d’appui coque (passage du bateau dans les vagues et transmissions des forces).

Peu de régulation (la bôme ne bouge pas), la voile est assez bordée (dans l’angle arrière du bateau), la barre est neutre sans mouvement « forcé ». La position centrée en longitudinale est sur le point de pivot, limitant ainsi le tangage (mouvement avant arrière du bateau néfaste en terme d’hydrodynamique) et procurant cette barre neutre mais parlante. De toute évidence, Aurel est en mode pilotage « automatique » pour grimper dès que possible ou relancer si nécessaire , tout en finesse, sur ce bord tribord amure où les vagues sont moins dans l’axe que sur l’autre bord.

D’où aussi les attentions portées par le barreur: la tête pivote, prend des informations, évalue la lay line de laquelle il s’approche.

En termes de réglages, le faveur sort bien, l’ouverture de la chute est correcte avec une livarde peu reprise mais avec quand même du hale-bas qui permet une certaine « nervosité » de la voile: peu de perte d’énergie.

Lola: exercice compliqué pour Lola qui n’affectionne ni le petit temps, ni le clapot dans ce type de vent. La séquence montrée ici présente d’abord Lola au fond du bateau pour centrer le poids, tribord amure. La série de vagues perturbe la conduite de notre barreuse qui vire … et embarque de l’eau (petit cri) suite à une de ces vagues dues à un bateau à moteur. Lola aurait-elle oublié de regarder avant de virer ? Ou aurait-elle oublié de tenir compte de ce paramètre « vagues anormales »? Toujours est-il que la relance est plutôt bonne en babord (vitesse) avant de grimper (comparé à Jules devant).

Lola a de l’expérience: elle sait que quand on est perdue en réglages sur un bord, le fait de virer peut redistribuer la donne et récupérer des repères voire des sensations. Voilà une raison de virer… .

En termes de réglages, Lola se fait violence pour ne pas trop « caper », même si elle retombe dans son travers de temps en temps (perte d’appui voile avec des penons qui décrochent sur l’intrados), ce qui au final provoque un déficit de vitesse et se traduit par des places en queue de peloton. La bordure est assez creuse, ce qui a pour effet, associée au hale bas (très tendu), de refermer la chute. Dans ce temps, cela rend la conduite très exigeante. Suggestion: laisser davantage respirer la voile… .

D’où les recommandations sur cette séquence:

Lola a constaté aussi que ce n’est pas sa voile ou son bateau qui est en directement en cause puisque sur le raid, elle a rattrapé le groupe rapidement… .

Clément et Aurel en tribord au contact:

L’enjeu est de taille pour nos deux régatiers: passer le cap avant de débrider le long de Ouéré. Clément au vent, Aurel sous le vent. Avantage au premier qui, avec une voile plus ouverte, allonge en vitesse et … cape mieux qu’Aurel.Ce dernier reste bordé, sans caper ni avancer davantage. Aurel subit !

Aurel lâche prise, sans aucune réaction si ce n’est de … discuter avec Clément ! Aurel ne cherche pas à « sortir » Clément quand cela est encore possible, ni à faire de la vitesse pour « accompagner » l’écrasement de Clément sur lui.

L’écrasement ou la domination est aussi et surtout psychologique entre l’ainé (Clément) et le dauphin (Aurel). Voilà un axe de travail pour notre jeune Aurel qui ne doit pas s’en laisser compter…. . Être fort mentalement est une clef indispensable de la réussite à ce niveau.

Speed test: une belle synchronisation dans le virement, mais des sorties en relance assez différentes.

Ainsi, Émilie au premier plan sort beaucoup plus abattue que Lola. mais cette dernière peine à retrouver de la vitesse. Appréciez …

Départs: voici les deux départs donnés lors de cet entrainement. notez le lancement des uns et des autres. Analysez vous …. .

Nous noterons les gros progrès de certains d’entre vous comme Émilie qui n’hésite plus à se présenter sur la ligne … voire même des fois un peu au-dessus. Mais c’est préférable. Nous ajusterons ensuite.

La vidéo suivante présente un départ où Clément vole sans vergogne … et ne répare pas: sa coque n’est pas passée entièrement sous la ligne après le rappel individuel. A corriger pour la prochaine fois en prenant des informations visuelles, chose que Clément ne fait pas ici.

Quelques photos pour finir …

Dérive très haute pour Clément au portant qui s'affranchit ainsi de la possibilité de trouver des trajectoires fausse-panne prononcées.

Dérive très haute pour Clément au portant qui s’affranchit ainsi de la possibilité de trouver des trajectoires fausse-panne prononcées (perte d’appui en dérivant, donc perte de vitesse).

Attention aux effets de site en naviguant trop près de la côte. Emilie, plus au large, a bénéficié d'un vent plus fort et mieux orienté.

Attention aux effets de site en naviguant trop près de la côte. Émilie, plus au large que Clément (photo) a bénéficié d’un vent plus fort et mieux orienté. Elle a passé en tête ce cap difficile.

Espérons que nos jeunes aient bien conscience de la chance qu'ils ont de naviguer dans un décor paradisiaque.

Espérons que nos jeunes aient bien conscience de la chance qu’ils ont de naviguer dans un décor paradisiaque.

Emilie au portant: une position assez avancée qui fait butter la marotte.

Émilie au portant: une position assez avancée qui fait butter la marotte.

Long bord de portant: le choix de l'amure est aussi important que la conduite.

Long bord de portant: le choix de l’amure est aussi important que la conduite.

Conserver une pression et de la vitesse: abattre dedans, reloffer quand ça mollit, observer où "ça tombe"... tel était l'enjeu de la descente vent arrière.

Conserver une pression et de la vitesse: abattre dedans, reloffer quand ça mollit, observer où « ça tombe »… tel était l’enjeu de la descente vent arrière.

Jules a la contre-gite: efficace, mais la voile est trop choquée, provoquant un déséquilibre nette lorsqu'il veut descendre en fausse-panne. Recommandation: mettre un repère sur l'écoute, à défaut d'un nœud d'arrêt.

Jules a la contre-gite: efficace, mais la voile est trop choquée, provoquant un déséquilibre nette lorsqu’il veut descendre en fausse-panne. Recommandation: mettre un repère sur l’écoute, à défaut d’un nœud d’arrêt.

Bonne vitesse pour Raphaël au portant.

Bonne vitesse pour Raphaël au portant.

 

 

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