Championnat Jeunes du Pacifique Sud: rythme et engagement sur l’eau

Teariki Numa (PNG) a dominé la compétition aisément … s’offrant le luxe d’une pause lors de la funny race. Celle-ci ne comptait pas mais elle terminait une épreuve très conviviale et multiculturelle.

Formidable championnat pour les jeunes laséristes du Pacifique Sud: médium et petit temps ont permis de lancer 12 manches les 21 et 22 avril. Parmi les concurrents, deux calédoniens ont fait mieux que de la figuration.

L’occasion est donnée de tirer un bilan et de dresser des perspectives pour l’avenir.

Récit et photos dans cet article. Les résultats à la fin.

Le championnat du Pacifique Sud de laser jeunes:

Durant ce championnat de 2 jours (21 et 22 avril), ce n’était pas facile de lire le plan d’eau. Il fallait composer avec des couloirs de vent (canalisations) et des angles variant fortement durant les courtes oscillations. D’autant qu’entre la pression et l’angle, il n’y avait pas de corrélation.

A ce jeu, c’est Teariki Numa de Papouasie Nouvelle Guinée, qui s’est imposé devant l’étonnant fijiens Vili Ratulu auteur d’une belle deuxième journée. Maxime Stiquel de Nouvelle Calédonie, troisième, a mieux terminé le championnat qu’il ne l’a débuté, en remportant une manche avec l’art et la manière.

Chez les filles, Lana Hamon finit septième au scratch et troisième féminine comme lors de la régate du 19 avril clôturant l’ENP (Emerging Nations Program organisé par la World Sailing, la Fédération Internationale de Voile, ex ISAF). Rose Lee Numa (PNG) et Maria Gay (Samoa) occupent respectivement les deux premières places. A noter l’exceptionnelle parcours de Maria Gay qui, avec peu d’expérience, a su talonner la coach de PNG. Dans le cadre de la détection, il conviendra de suivre cette jeune demoiselle pleine de promesses.

Les perspectives pour les lasers océaniens des pays émergents et pour la Calédonie:

La World Sailing à invité la Nouvelle Calédonie au stage ENP à la demande de la Fédération du Vanuatu. Invitation rendue possible grâce à la participation financière de la Ligue Calédonienne de Voile.

Le team calédonien a pu rencontrer les responsables des autres pays présents à ce rendez-vous. Si l’objectif officiel était sportif (sélectionner deux garçons et deux filles pour le championnat du monde jeunes, décembre 2017 à Sanya en Chine), les échanges ont aussi porté sur la façon dont chaque nation pouvait développer la voile chez eux.

Ainsi, il a été suggéré par les responsables de ces pays émergents d’organiser des sessions d’entrainements dans chaque pays concerné afin d’élever le niveau des sportifs locaux, avec le double objectif de former les coachs. La rencontre annuelle « ENP » serait ainsi plus efficace, les régatiers ayant un niveau plus homogène et plus élevé, et donc des attentes plus précises et communes.

Ce programme pourrait être mis en œuvre en 2018 avec le soutien de la World Sailing. Objectif Atlanta 2018, lieu où se déroulera le mondial jeunes après celui de la Chine en décembre 2017.

La Calédonie, avec ses deux régatiers de bon niveau, et l’implication du coach dans le programme de formation aux côtés des experts de la World Sailing a noué des relations étroites avec chacun. Des demandes de partenariat se sont exprimées.

Saisissant l’occasion du regroupement au Vanuatu, l’invitation est lancée pour que les océaniens viennent à la Sail Nouméa en juillet 2017.  Accueil très favorable de l’ensemble des personnalités présentes au Vanuatu. Reste à ces équipes et à leurs coachs à trouver le budget, et à la Calédonie à favoriser l’accueil à ceux qui ont eu l’amabilité d’inviter les calédoniens au Vanuatu. Un juste retour des choses, en quelque sorte, pour le bien des jeunes et du développement de la voile en Océanie.

Quant à la Nouvelle Calédonie, ces projets de coopération permettent de relancer la dynamique du laser qui n’est plus aujourd’hui présente qu’en Province Nord. En outre, cela nourrit l’espoir de présenter une équipe performante aux prochains Jeux du Pacifique tout en formant des cadres pour l’entraînement de ces bateaux olympiques et exigeants.

Enfin, nouer des relations étroites entre les peuples au travers ce sport voile grandit ces nations qui ont toutes les mêmes problématiques: éduquer et s’occuper des jeunes trop souvent en proie au désœuvrement.

Voici un clip vidéo court que nous devons à Catherine Morgan, mère de Sophia (Fiji):

Crédit Photo Joe Chan, World Sailng

Crédit Photo Joe Chan, World Sailng

Crédit Photo Joe Chan, World Sailng

Crédit Photo Joe Chan, World Sailng

Crédit Photo Joe Chan, World Sailng

Ciel plombé et petit temps: de quoi créer du jeu sur un plan d’eau compliqué.

Des jeunes locaux de l’école de voile ont accompagné la flotte de lasers. Ils naviguent sur des RS Tera et RS Cuba, très populaires chez les anglo-saxons.

Une belle victoire de manche pour Maxime Stiquel (Les Toiles du Lagon) mais encore trop de résultats inconstants. Du travail en perspective.

Les jeunes des pays océaniens ont partagé beaucoup de choses ensemble. Une très belle réussite, s’il ne fallait retenir que celle là.

La « salle » du jury où les protagonistes sont écoutés. En arrière plan, la flotte de RS Tera.

Mise à l’eau dans le jardin de la maison où les calédoniens et les papous sont hébergés: des conditions idéales en terme de logistique!

De l’intensité et de la densité sur fond de Port Vila: un joli spectacle.

Lana Hamon et Maxime Stiquel: des progrès durant ces 10 jours d’entrainements et de régates.

Toujours le sourire: Lana Hamon a apprécié ce stage hors du commun où les rencontres de jeunes issus d’autres pays furent enrichissantes.

Des tablées animées tous les soirs.

Le vainqueur du championnat reçoit des mains du commodore du Yacht Club de Vanuatu, le trophée représentant un tambour traditionnel.

Paul Pettitt (deuxième à gauche) est ici avec le team Samoa: le Secrétaire Général de la fédération de voile du Vanuatu est l’homme orchestre de se rassemblement océanien. Dire que ce fut facile serait exagéré, mais Paul a réussi une véritable prouesse dans ce pays émergent où la voile cherche son développement auprès de la population locale.

Deux régatiers au fort potentiel: Teariki Numa (PNG) et Maria Gay (Samoa). A suivre !

Maxime (NC) et Teariki (PNG): une complicité sur l’eau et à terre.

Licenciés dans le même club de la Province Nord, Lana Hamon et Maxime Stiquel mettent dorénavant le cap sur la Sail Nouméa (juillet 2017) et à terme, sur les Jeux du Pacifique 2019 qui auront lieu à Tonga.

Ce n’est qu’un « au revoir » !

 

Race Results South Pacific Championship

Les résultats de la régate clôturant l’entrainement de l’ENP (Emerging Nations Program):

RegattaResults

Sur un plan d’eau très shifty

2 réflexions au sujet de « Championnat Jeunes du Pacifique Sud: rythme et engagement sur l’eau »

  1. Paul Pettitt

    Thank you so much to Pierre Gins and the New Caledonia Sailing Federation for their support and assistance without which these events would not have been the huge success that they were.

    Paul Pettitt
    Vanuatu National Sailing Association

    J'aime

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