Après l’optimist: organiser les passerelles

La problématique de la transition entre deux séries se pose dans les clubs comme à l’échelon régional, voire national. A Nouméa, la passerelle entre l’optimist et d’autres supports se prépare longtemps à l’avance.

La Société des Régates Calédoniennes (SRC) est un club qui organise des entrainements depuis des années pour des jeunes de 6 à 14 ans en optimist. Généralement détectés lors de stages loisirsou de la voile scolaire, les plus motivés intègrent l’école de sport puis l’Équipe de Club. Problème: la transition entre l’optimist et d’autres supports – dans le même club ou des clubs voisins – doit être organisée pour une meilleure efficacité.

Quelques pistes permettent de conserver les acquis des « années optimist », sachant que la voile est une activité à maturité longue.

Le laser 4.7 est une des séries que les jeunes peuvent découvrir assez tôt dans certaines conditions.

Le cas d’Aurel Martin (SRC) est un exemple parmi d’autres:  particulièrement brillant, celui qui fut l’an passé classé premier benjamin à la CIP (Coupe Internationale de Printemps), poursuit une belle carrière sportive avec une 13 ème place en Minimes cette année 2017, et premier de sa catégorie d’âge.

Question: comment entretenir une motivation chez ce jeune régatier tout en poursuivant son apprentissage de la régate à haut niveau ? Une des réponses tient dans la capacité du club à diversifier l’offre. Par exemple, en saisissant une météo favorable pour gréer des lasers et organiser une séance d’entrainement sur ce support olympique.

C’est nouveau pour eux, amusant, et grâce au bagage optimist, ils peuvent transférer des savoirs et des sensations, voire une gestuelle assez aisément. Le multicoque est aussi intéressant par d’autres aspects: vitesse, angles, stratégie à adapter, problématique de l’équipage (coordination, communication, manœuvres). Pareil pour la planche.

Aurel Martin: moment de détente sur le laser: conserver de l’amusement est essentiel pour ces jeunes sportifs talentueux qui risquent de se démotiver au fil du temps.

Pour une coordination entre clubs

Ces propositions alternatives trouvent davantage d’impacts quand les clubs parviennent à s’entendre sur une même politique: celle de la promotion des autres structures et de l’accueil de pratiquants qui ne sont pas licenciés chez eux. Les clubs sont ainsi partenaires et non concurrents. L’offre s’en trouve multipliée, L’enrichissement intellectuel et culturel des encadrants l’est autant que celle du public.

Une révolution ? Dans certains lieux chargés d’histoire, sans doute. Mais face au risque de démotivation des pratiquants, face à l’évolution des modes de vie qui voit les jeunes zapper souvent, face à la nécessité pour certains clubs d’augmenter les activités, le vieil adage « l’union fait la force » prend tout son sens.

Incidence corollaire: les clubs sont amenés à discuter, à échanger entre eux. Les bénévoles comme les professionnels. Si les structures partagent le même plan d’eau, par exemple, ils peuvent songer à mettre en place un Dispositif de Surveillance et d’Intervention (DSI) commun tout en conservant les spécificités et les identités de chacun.

Le plus beau des cadeaux pour un encadrant: le sourire des enfants.

Changer de support permet aussi de travailler l’autonomie, la compréhension technique du nouveau bateau, l’adaptation et la solidarité entre les membres de l’équipe.

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